Et la terre se transmet comme la langue

Association 1&1


  • Du 29 septembre 2011 au 1er octobre 2011
  • jeudi 29 et vendredi 30 septembre à 19h30
    samedi 1er octobre à 17h suivi d’une rencontre à 19h

    Entrée 5 euros

    Depuis maintenant 15 mois, il nous a été donné d’étudier, un poème de Mahmoud Darwich, écrivain de Palestine, intitulé Et la terre se transmet comme la langue. Écrit en 1989 à Paris et traduit en 1990 par Élias Sanbar, ce texte est publié dans le recueil Au dernier soir sur cette terre, chez Acte Sud.
    Aujourd’hui encore, nous ne savons pas exactement où nos recherches vont nous mener. Nous ne sommes pas à proprement parler une compagnie de théâtre.
    Ce texte nous a invité à explorer des entours décisifs : l’histoire de La Palestine, l’étude empirique de la poésie arabe, le visionnage de films, les lectures et consultations de nombreux livres, le sens, la cadence - battement de vers et de prose de ce poème-ruban ; ainsi que concevoir un espace ouvert à la possible réception de ce poème, dans la Fonderie. Si son abord demeure délicat, nous sommes décidés à le donner à entendre publiquement depuis une scène. Pour des raisons qui ne sont pas faciles à dire. Des raisons nécessaires. Il semble, au milieu d’un grand nombre de documents à apprivoiser, que le cœur vacillant de ce poème nous guide, de seuil en seuil, vers un arrière pays peuplé d’évidences oubliées, de vieux morts qui vivants ou endormis - enfants, combattants, voyageurs, héros, martyrs, croyants rentraient en terre de Palestine.
    Ils sont rentrés est le premier vers de ce poème.
    Stéphanie Béghain ; Olivier Derousseau
    « Quand on se trouve à la maison, on ne mesure pas son importance et à quel point on y est attaché (…) C’est l’exil qui aiguise le sens de la maison et de la patrie parce qu’il est leur contraire (…) Quand à la maison métaphorique que le poète invente pour lui même, il s’agit d’un lieu intime, un vers de poésie. La maison devient un vers et le vers un refuge. C’est pourquoi je suis très heureux qu’en arabe on désigne par un même mot, bayt, aussi bien la maison que le vers de poésie. » Mahmoud Darwich

    « On ne refait pas l’Histoire. Mais il me faut rappeler ici un épisode des débats houleux et passionnés qui, à l’ONU, préludèrent au plan de partage(…) En 1947, Jamal al-Husseini, représentant la partie palestinienne, expliqua à la tribune de l’ONU pourquoi son peuple refusait le partage. Mais ne s’arrêtant pas là, il accompagna son refus d’une proposition, celle d’une pleine citoyenneté pour tous, habitants musulmans, juifs et chrétiens, au sein d’un Etat indépendant et souverain. L’épisode, bien qu’il en existe une archive filmée, a disparu de la quasi-totalité des livres d’histoire. » Élias Sanbar.

    Et la terre se transmet comme la langue
    Poème Mahmoud Darwich Traduction Elias Sanbar

    Avec Stéphanie Béghain, Olivier Derousseau, Isabelle Gressier, Kamel Belaïd

    Soutien et amitiés
    La Fonderie, Le studio théâtre de Vitry sur Seine, Association 1&1, Mohamed El Baz , Christophe Boulanger, Savine Faupin. , Elise Vallois, Juliette Wagman.


    À 19h, dans la foulée de la dernière présentation du 1er octobre, et de la demande d’adhésion à part entière d’un État de Palestine aux Nations Unies déposée le 20 septembre,
    une rencontre est proposée en compagnie de 1 & 1, de l’Association France Palestine Solidarité, et (sous réserve), d’Éric Hazan et Eyal Sivan.






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