I Am America mise en scène Mario Biagini

The Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards


  • Vendredi 11 mai 2012 20:00-21:30
  • Samedi 12 mai 2012 20:00-21:30
  • Dimanche 13 mai 2012 20:00-21:30
  • Samedi 19 mai 2012 17:00-18:30
  • textes poétiques de Allen Ginsberg
    musique originale créée par l’Open Program du Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards
    mise en scène Mario Biagini

    « Je vais te dire – en allant en arrière, de Blake par Paracelse et Plotin et Jakob Böhme, tout en arrière jusqu’à Pythagore, en arrière jusqu’à ces jours-là, jusqu’aux mystères éleusiniens et les mystères bachiques, les cultes des mystères, jusqu’au Moyen Orient, en arrière jusqu’à la source de tout cela – tu arrives à la même source... »
    Allen Ginsberg

    Mais si vite des paroles nouvelles naquirent au dessus des vieilles – histoire empilée sur histoire en couches géologiques – que la mémoire de la source s’en retrouva ensevelie.
    Et les hommes et les femmes oublièrent que toutes les histoires convergent dans leur commencement.
    Néanmoins une force invisible, un courant souterrain coulait et roulait et traversait l’histoire de l’humanité : fleuve obscur creusant le roc, fleuve impétueux au sein du roc. La poésie.
    « La poésie a porté cela tout au long, la poésie a porté la vision-rêve tout au long ». (Allen Ginsberg)
    Et la mémoire de cette source se perpétue dans les chants et les mots des poètes et des chanteurs. « Nous roulons, roulons, roulons au dessous... » (un blues)
    Il était une fois. Je me réveille sans nom, sans compagnons, parmi les poubelles au coin d’une rue. Je ne sais même pas dans quelle ville. Mais oui, j’ai été dans tant de lieux, j’ai vu, j’étais là et j’ai vu.
    Mais je ne me rappelle de rien.
    Ecoute : une foule habite cette rue. Parmi la foule, un poète qui semble me voir et me reconnaître. Il provoque les passants à la joie, à la lamentation, à un appel à ce siècle pour l’illumination de l’Amérique – c’est comme cela que le poète m’appelle, « Amérique » – plus vaste qu’une nation.
    Et une parade de visions s’écoule en chant et en parole.
    J’appelle ces étrangers à l’aide de ma mémoire, mais ils ne veulent pas me sauver. Au contraire, ils me giflent au visage avec leurs plaintes.
    Mon nom est Amérique et je montrerai ma face terrible, cachée dans cette foule, cachée en nous tous, toujours là : NOUS.
    Que ferons-NOUS maintenant, donc ? Est-ce juste NOUS contre EUX ? Ou alors y a-t-il une autre voie ?
    Nous voilà, à l’aube d’un nouveau jour, aux funérailles joyeuses de nos afflictions.
    Là je me rappelle, et oui, je vais vous offrir ma prophétie du demain naissant.


    Entrée 5 euros

    http://www.theworkcenter.org/performance-events/44-i-am-america-description.html

    Pour les droits de reproduction des textes d’Allen Ginsberg Copyright © Allen Ginsberg Trust, utilisés avec la permission de The Wylie Agency LLC.






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