Compagnie émile saar - Marie Lelardoux

Utopia, tous des barbares


  • Mardi 18 novembre 2014 20:00
  • Mercredi 19 novembre 2014 20:00
  • Mise en scène et collecte des entretiens Marie Lelardoux
    Avec Dana Al Hajji, Amélie De Vaultibault, Laurence Grobet, Sharmila Naudou et Aude Schmitter
    Régie son et plateau Audrey Ruzafa
    Création lumière Julien Soulatre
    Accompagnement artistique Carole Paimpol et Rachel Rajalu
    Costumes Elisa Pénel
    Stagiaire mise en scène Malvina Bovas

    « Je dois vous dire que je ne sais pas parler » extrait de La langue vulgaire, P.P Pasolini

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    Utopia, tous ces barbares (Dossier de presse )

    Un spectacle sur la langue.
    Notre expérience de l’oralité,
    faire entendre le chant de l’être
    par le bruissement et les silences de sa parole.

    Utopia, tous des barbares est un spectacle sur la langue pris comme élément fondateur de notre rapport au monde.

    Utopia ? Utopia, c’est Babel. C’est imaginer une communauté, échafauder une assemblée et l’amener à vivre une expérience sensible, une expérience d’écoute, une expérience de théâtre.

    Barbare ? Bar-bar-e. La même syllabe, deux fois. « Barbare » nous vient d’une « onomatopée par laquelle les Grecs de l’Antiquité désignaient ceux qui ne parlaient pas leur langue »*. Le barbare, parce qu’il ne parle pas, se trouve hors de la civilisation. Utopia, tous des barbares demande : qui est le barbare ? Celui qui ne parle pas la langue (bar) ou celui qui ne la comprend pas (bar) ?

    Sur le plateau d’Utopia, tous des barbares : 5 tables, 75 chaises, 5 comédiennes, 70 spectateurs. Dans cette communauté éphémère, à chaque table une comédienne accueille une dizaine de spectateurs ; le dispositif place chacun sur un pied d’égalité. A l’unisson, ces comédiennes interprètent des bandes-son, des récits enregistrés de personnes dont le français n’est pas la langue native. Toutes répondent à une question : quels sont les premiers mots que vous avez appris ? A travers ces mots, apparaissent les parcours et histoires de chacun ; le récit se reconstitue à partir de l’ensemble des fragments entendus.

    La question du langage et de ses échos traversent, création après création, le travail de Marie Lelardoux : la voix / le silence / la parole / qu’est-ce que dire, se taire, combien de temps peut-on se taire, combien de temps peut-on fermer la bouche ?

    Compagnie émile saar Coproduction : La Gare Franche/ Cosmos Kolej, Marseille (13) – le 3bisf, lieu d’arts contemporains, Aix-en- Provence (13) – Le Melkior Théâtre/ La Gare Mondiale, Bergerac (24). Avec le soutien de la Fondation Abbé Pierre, de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la Ville de Marseille et de la SPEDIDAM. Sur une proposition initiale des Rencontres à l’échelle 2012 - Bancs Publics. Accueilli en résidence à la Fonderie au Mans.






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