Encore heureux… Novembre 2017


  • Du 6 au 18 novembre
  • PDF - 2.3 Mo
    Livret Encore Heureux Novembre 2017

    - Moi, déclara Zazie, je veux aller à l’école jusqu’à soixante-cinq ans. (...)
    Je veux être institutrice.
    - Pourquoi que tu veux l’être, institutrice ?
    - Pour faire chier les mômes (...). Je serai vache comme tout avec eux. Je leur ferai lécher le parquet. Je leur ferai manger l’éponge du tableau noir. Je leur enfoncerai des compas dans le derrière. Je leur botterai les fesses.
    - Tu sais, dit Gabriel avec calme, d’après ce que disent les journaux, c’est pas du tout dans ce sens-là que s’oriente l’éducation moderne. C’est même tout le contraire. On va vers la douceur, la compréhension et la gentillesse. (...) D’ailleurs, dans vingt ans, y aura plus d’institutrices : elles seront remplacées par le cinéma, la tévé, l’électronique, des trucs comme ça.
    - Alors, déclara-t-elle, je serai astronaute pour aller faire chier les Martiens.

    Zazie dans le métro, Raymond Queneau

    Cette année, suite aux rassemblements de juin, le collectif Encore heureux... propose un deuxième temps de rencontres afin de prolonger les gestes accomplis en public et non, et rejoindre aussi des interrogations survenues en novembre 2016. Quatre années successives de rencontres publiques et de préparations régulières nous amènent à penser que les questions afférentes au travail vivant sont plus que jamais capitales au sein de notre société - monde.

    Nous avons appris qu’il n’est pas de fictions politiques qui ne s’inscrivent dans un champ social, culturel, et l’inverse. Qu’est-ce qui s’échange au juste dans l’effectuation d’une œuvre collective ? Des outils, du salaire, des maux d’ordre, des projets à suivre ailleurs, de la terre à modeler, de l’infra mince, des ondes électroacoustiques, du chant, des recettes, des signes, de la présence, des concepts, une colère, des adresses, des œuvres, de l’inarticulé ? Les « lieux rêvés » se doivent d’être vagues et vastes mais peuplés de seuils où se tenir.

    Ce novembre prochain, le lieu Fonderie s’ouvre à un ensemble d’expérimentations fragiles mais bordées.

    C’est une histoire d’accueil, de liens qui encore se tissent, de séjours possibles et d’ouvrages tentés ; c’est une histoire matérielle qui conjugue travail visible et invisible.

    Vous êtes les bienvenus.






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