Not history’s bones - a poetry concert

Fête de la Musique - CONCERT


  • Mardi 21 juin 2011 21:00
  • Mardi 21 juin 2011 23:00
  • Parking de la Fonderie, rue St Pavin

    « The only thing that can save the world is the reclaiming of the awareness of the world. That’s what poetry does. By poetry I mean the imagining of what has been lost and what can be found – the imagining of who we are and the slow realization of it. » Allen Ginsberg

    « La seule chose qui peut sauver le monde, c’est la réappropriation d’une conscience du monde. C’est ce que fait la poésie. Par poésie j’entends l’imagination de ce qui a été perdu et qui peut être trouvé. L’imagination de qui nous sommes et la lente réalisation de cela »Allen Ginsberg
    ©Fotocarascio
    Cette exploration prolonge naturellement les longues années de recherches du Workcenter sur les chants traditionnels. Tirant leur inspiration de ces genres différents, les membres du groupe ont élaboré et composé tous les chants, utilisants pour textes les poèmes du poète americain Allen Ginsberg, et cherchant à faire émerger une pluralité de sens, de perceptions et d’intuitions contenus dans cette parole poétique.

    Mise en scène de Mario Biagini. Textes poétiques de Allen Ginsberg
    Musique originale créée par l’Open Program du Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards

    Sous la forme d’un concert, cet événement explore par une approche non discursive les racines de différents genres musicaux contemporains, tels que le rock et le blues. Cette exploration prolonge naturellement les longues années de recherches du Workcenter sur les chants traditionnels. Tirant leur inspiration de ces genres différents, les membres du groupe ont élaboré et composé tous les chants, utilisant pour textes les poèmes du poète américain Allen Ginsberg, et cherchant à faire émerger une pluralité de sens, de perceptions et d’intuitions contenus dans cette parole.

    « Not History’s Bones, non, pas les ossements de l’Histoire, But Vocal Tones, mais les tonalités de la voix.[...] Allen Ginsberg, illustre scientifique américain né en 1927 est mort en 1997. Le premier août 1966, il écrivait ces mots : « le chant approfondit l’âme du chanteur ».[...]La Poésie est une substance vivante avec des caractéristiques spécifiques. Elle est étudiée depuis des millénaires, cependant nous ne sommes pas encore capables de formuler sa composition exacte et, par conséquent, de nous en servir comme nous le souhaiterions. Néanmoins, il est évident que dans notre nature d’êtres humains, la substance « Poésie » est toujours présente - mieux encore, nous pouvons affirmer que la totalité du corps humain en est imprégnée. Il est assez simple d’expliquer pourquoi, malgré nos efforts répétés, aucune analyse n’a jamais su identifier pareille substance dans notre corps : il s’agit d’une essence de métaux supralunaires (qui conserve, donc, les caractéristiques générales des métaux - conduction électrique et thermique, absorption et réflexion de la lumière et, sous certaines conditions, résonance), mais à cause de sa structure fluide et extrêmement subtile, elle est invisible, paradoxalement silencieuse et en conséquence, non quantifiable.
    La Poésie fait donc intrinsèquement partie de la structure humaine naturelle, autant que les organes, les membres et la composition entière du corps humain. Peut-être cette substance parente des métaux immatériels s’organise et interagit-elle, fonctionnant tel un appareil dont nous sommes totalement inconscients, que l’on pourrait appeler l’appareil poétique de l’être humain. [...] Serait-ce une forme de psychisme, totalement autonome et capable, d’elle-même, de combiner et de recomposer émotions, images, concepts et sons ? Une conscience différente et nouvelle ? Chercherait-elle à s’exprimer ? Et, si oui, de quelle manière ? [...]
    [...]Le 1er août 66, le scientifique écrit « Des rituels d’adoration tambour- danse-et incantation des Yoruba jusqu’au folk-rock électronique, nous avons créé des circonstances occidentales propices à la manifestation de nos consciences éthérées. » [...] Personne n’en est le propriétaire ni n’en a le contrôle, il existe simplement, comme un coeur pompe le sang. C’est de cette source intemporelle et rythmique, que se dégorgent tous les chants et toute l’Histoire. »

    Riccardo Facco

    Pour les droits de reproduction des textes de Allen Ginsberg Copyright © Allen Ginsberg Trust, utilisés avec la permission de The Wylie Agency LLC.
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