Johnny Lebigot : Trois aubergines et treize enchâssements (titre provisoire)


  • Du 30 avril au 11 juin
  • Dans le cadre de mon activité d’artiste plasticien je réalise des installations et sculptures in situ (végétales, minérales, animales). Suite à mon exposition « D’une chute d’ange » présentée au 70 ème Festival In d’Avignon 2016 à la Mirande, Jean-Paul Angot, directeur de la MC2 de Grenoble m’a invité à investir les lieux de la scène nationale, à l’occasion du cinquantième anniversaire de cette Maison de la Culture .
    Comme pour chacune de mes créations et interventions (www.johnnylebigot.com) j’ai choisi de partir de l’esprit des lieux mais aussi d’une œuvre d’art de la ville. Chacune de mes expositions est par ailleurs constituée de la mémoire des précédentes et des chemins que j’emprunte au cours de leurs préparations.
    J’ai proposé une installation longitudinale qui relie les deux bâtiments de la scène nationale (l’un de 1968, l’autre de 2004). Elle reprend un certain nombre de principes du bâti (emboîtements, enchâssements, courbes et saillies, lignes de fuites, composition en étoile, cercles, sphères, ovoïdes et parallélépipèdes…). Cette installation converse avec les lieux tout en les décalant, surlignant les bétons structurels avec des matières suspendues, légères et naturelles.
    Conçue de telle sorte que les publics puissent circuler sans contrainte dans les espaces d’accueil tout en les reconsidérant, elle est composée de cinq modules :
    Dans l’espace rencontre : un groupe de suspensions, structures légères en Oyat (plante qui fixe les dunes) en lointaine discussion avec certaines œuvres ovoïdes de Marta Pan (épouse et complice de Robert Wogensky architecte du bâtiment de 1968).
    Dans le grand hall circulaire : une double Table, une mise en jeu avec le bâtiment de 1968 et de « Intérieur aux aubergines » une œuvre majeure de Henri Matisse don de la famille Matisse en 1922 au musée de Grenoble.
    Sur la passerelle qui relie les deux bâtiments : une allée « collections », où sont aiguillées sur les murs des curiosités (séchées, momifiées, emboîtées, cousues…) et que ponctuent des stèles avec des bois empierrés.
    Dans le hall du second bâtiment : une grande suspension/applique végétale qui part d’un mur pour en rejoindre un autre.
    À l’extérieur devant le bâtiment de 2004 : Une table « monumentale », un grand nid réalisé en partenariat avec les services parc, bois et jardins de la ville de Grenoble. (à confirmer )

    Collaborateurs pour cette exposition Matthieu Ferry Créations Lumières / Bertrand Renard constructeur de la Table enchâssée.
    Johnny Lebigot

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    friction 29 - 4e trimestre 2017