L’Eden et les cendres

La nuit se fait plus dense. Frontière au dehors : de l’autre côté, on commence l’attente, ça pourrait vivre et mourir peut-être sans fin, mais enfin ça peufi aussi tenir entre deux doigts 5 ou d’un bord à l’autre, entre l’oeil, l’oreille, et les signaux là-bas. La distance se creuse, naïve, mais aussi on y écoutera plus près. C’est plutôt un état de veille. On pourra se demander pourquoi ce qui est étranger, est parfois très familier – et encore comment dans ce qui est familier, danse l’énigme.
Frontières dedans : l’espace vacant peut-être forain, libère et absorbe les épisodes des vies et des songes. Migration du visible è l’invisible, du jour è la nuit, de l’éden aux cendres... du rire è la déchirure. On y persévère, entre la mémoire et l’ignorance, à faire son chemin, comme à le passer ; parfois dans ce qu’il reste de lumière, parfois quand les ténèbres sont propices ; parfois encore il faut fuir, et c’est tout. Et le voyageur abandonne son ombre. Passe le chariot des morts.


Mise en scène et scènographie François Tanguy

Réalisation musicale et son Philippe Leroux et F. Tanguy

Construction décor Jacques Billière

Chef de plateau Clément Chicoisne

Comédiens Dominique Bénard, Laurence Chable, Jack Coudert, Murielle Hélary




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